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30 mars 2006

[Combattre...]

Une nouvelle fois, je m'aperçois que ce bois dont je suis trempée, dont parfois je me défends me rattrappe... Je n'aime guère, professionnellement parlant, baisser l'échine sans à minimà me rebeller et faire connaitre ma façon de penser. Parfois cela m'a desservie, passer pour la râleuse de service (qui dit tout haut ce que les autres pensent souvent tout bas), cela dérange... surtout en hauts lieux. Mais qu'importe. J'ai la fibre militante de naissance et je hais l'injustice. Qu'elle concerne les autres ou moi, je n'aime pas que l'on traite les êtres humains comme des machines.

Avec l'expérience et le temps, j'ai appris la diplomatie, le choix des mots justes et les arguments de poids. J'ai appris à jongler avec les chefs comme ils jouent avec nous. Mais quel que soit le combat, je n'ai jamais rendu les armes sans me défendre, ni choisi le silence aux mots parfois durs envers les décideurs, trop souvent déconnectés de la réalité du terrain.

Il semblerait que ma cause qui était bel et bien perdue a finalement été relayée et que je me sois trompée sur une personne qui finalement s'est bagarrée pour moi et a eu gain de cause... J'attends l'annonce officielle mais je suis optimiste. Finalement il se pourrait que je sois utile là où je me trouve et que mon poste ne soit pas supprimé... Ne jetons pas le manche avant la cognée mais j'y crois...

Je saurai demain si mes mots ont été entendus, si ma cause a été jugée juste. Si tel est le cas, alors j'aurais appris ceci : Il ne faut jamais s'avouer vaincu sans combattre. Il faut avoir les bons arguments et, à condition d'avoir affaire à des personnes un tant soit peu intelligentes, parfois on peut être entendu...

[A suivre...]

28 mars 2006

[La phrase du jour]

Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir...
 
[A répéter autant que nécessaire...] 

27 mars 2006

[Ainsi va la vie...]

Que faire, que dire ?

Quand une personne a décidé de se laisser mourir,
Quand la vie est devenue un fardeau trop lourd,
Quand on assiste, impuissant et que l'on ne peut que

Tenir la main,
Rassurer,
Entendre et tenter de comprendre

Que faire de plus ??

La retenir malgré elle,

Parce qu'elle a eu 14 enfants et qu'aucun n'a vraiment compris... ?

Parce qu'on cherche malgré soi à la retenir, à lui donner le courage et la force, mais la force de quoi ??

Quand la vie est devenue un enfer,
On ne peut qu'accompagner, aimer.

[Une maman, quoiqu'il arrive, on n'en a qu'une...]

21:00 Publié dans Le PaTiO | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Blog

26 mars 2006

[Repetita...]

Apercevoir, de nouveau l'horizon
Tour Eiffel et luminions
Décaler les pendules
Voir le temps qui recule
Parler d'été, sans même y croire
Attendre le soleil, plein d'espoir

Et trainer, errer, vagabonder...
Dans l'espace confiné
Des murs qui se resserrent
Sans savoir que faire

Attendre d'autres étés, d'autres printemps
Que les saisons s'enchaînent inlassablement
Que la vie nous retienne, obstinément
Prisonniers de nous, jusqu'au dernier instant

 

 
 
 

 

24 mars 2006

[Chronique d'une fin annoncée]

J’avoue ne plus trop savoir que penser… Plus de 20 ans de travail dans cette boîte, la moitié du chemin parcourue et toujours, en arrière-plan, cette impression d’inutilité, cette sensation de travailler pour rien. Je ne sais que penser de ce parcours qu’est le mien… ni des orientations prises par « la maison » pour pousser des personnes telles que moi à changer de métier, payer 2 ans de formation, leur faire acquérir un diplôme, des compétences pour, au final, leur démontrer que ces métiers là ne sont plus utiles. Plusieurs fois j'ai réorienté mes activités, lâchant prise sur ce qui me plaisait pour m'orienter vers ce qui était attendu... en vain.

Aujourd'hui, c'est de nouveau le même refrain : Votre métier ne nous intéresse plus (autrement dit, nous nous passons de vos services au revoir et bonne route) c’est ce que l’on fait comprendre aux personnes telles que moi… Ne cherchons pas de solution, il n’y en a pas ! hormis un dubitatif « c’est comme ça ! », le rouleau compresseur est en marche, et tant pis pour les dommages collatéraux.


Sentiment de gâchis, face à ce constat toujours plus vrai : se savoir compétent, être reconnu comme tel et malgré tout, se voir subrepticement poussé vers la sortie en ôtant, peu à peu, les diverses tâches qui faisaient un métier. C’est sournois, mais ça fonctionne…


Détritus Inutile… et même pas recyclable c'est ce que je suis devenue.

Tout le monde s'en fout, chacun a le nez dans son écran, trop content d'en avoir réchappé, cette fois-ci encore.
[Fatalitas !]

21 mars 2006

Alain Souchon - La vie Théodore

Toute la magie du désert dans cette chanson là... On a envie d'y être, on y est déjà un peu... 
 
On s'ennuie tellement (x4)
alors la nuit quand je dors
je pars avec théodore
dehors (x4)

Marcher dans le désert
Marcher dans les pierres
Marcher des journées entières
Marcher dans le désert
Dormir dehors
couché sur le sable d'or
Les satellites et les météores
Dormir dehors

il faut un minimum
une bible, un coeur d'or
un petit gobelet d'aluminium
il faut un minimum
si loin de la nature ici
le coeur durci
on est si loin de l'air
on est si loin du vent
si loin du grand désert
si loin de l'océan

alors la nuit quand je dors
je pars avec théodore
dehors (x4)
Marcher dans le désert
si loin de la nature ici
le coeur durci

chercheur de trésor
de brindille et de phosphore
d'amour humaine et d'effort
chercheur de trésor
il faut un minimum
une bible, un coeur d'or
un petit gobelet d'aluminium
on s'ennuie tellement (x4)

[le beurre, l'argent du beurre...]

Vous l'avez peut-être entendue comme moi, cette info concernant ce couple de lesbiennes mères de deux enfants, réclamant le congé-paternité... et la réponse négative de la CAF concernée.

Juste une question, qui me vient comme ça... Lorsque l'on revendique haut et fort le droit à la différence, n'est-il pas un peu aberrant d'aller réclamer précisément les mêmes droits que les couples mixtes ?

A vouloir le beurre, l'argent du beurre et la crémière avec, il ne faut pas s'étonner que les portes se claquent parfois au nez des gens, non ?

 

 

16 mars 2006

Quand on n'a que l'amour - Jacques Brel

[... Comme une ritournelle qui valse dans ma tête...

Des paroles merveilleuses...

Quand on n'a que l'amour, n'a-t-on pas l'essentiel ?...]

 

Quand on n'a que l'amour
A s'offrir en partage
Au jour du grand voyage
Qu'est notre grand amour

Quand on n'a que l'amour
Mon amour toi et moi
Pour qu'éclatent de joie
Chaque heure et chaque jour

Quand on n'a que l'amour
Pour vivre nos promesses
Sans nulle autre richesse
Que d'y croire toujours

Quand on n'a que l'amour
Pour meubler de merveilles
Et couvrir de soleil
La laideur des faubourgs

Quand on n'a que l'amour
Pour unique raison
Pour unique chanson
Et unique secours

Quand on n'a que l'amour
Pour habiller matin
Pauvres et malandrins
De manteaux de velours

Quand on n'a que l'amour
A offrir en prière
Pour les maux de la terre
En simple troubadour

Quand on n'a que l'amour
A offrir à ceux-là
Dont l'unique combat
Est de chercher le jour

Quand on n'a que l'amour
Pour tracer un chemin
Et forcer le destin
A chaque carrefour

Quand on n'a que l'amour
Pour parler aux canons
Et rien qu'une chanson
Pour convaincre un tambour

Alors sans avoir rien
Que la force d'aimer
Nous aurons dans nos mains
Amis le monde entier

15 mars 2006

[Et pendant ce temps...]

Grande poussinette a conquis avec brio sa ceinture jaune de tae kwon do... Forcément on est super fiers de voir qu'elle grandit, qu'elle réussit, qu'elle est dans les meilleurs ; à l'école, en sports... C'est grisant même si tous ces succès lui appartiennent en propre, on est fiers d'être parents !

Petite choupette a, quant à elle, soufflé ses 6 bougies... 6 ans déjà, elle aussi grandit et s'autonomise !

Et le temps file, et le temps passe, et plus on avance plus tout s'accélère.

 Prendre le temps, tout le temps, de profiter de chaque instant. Ne pas se faire piéger par la vie. Et garder des souvenirs pour l'avenir en n'ayant, si possible, jamais le regret de se dire qu'on n'a rien vu passer... (une dent, des photos, quelques mèches de cheveux, de petits films et puis ces écrits...)

 [  Merci les blogs ;o)  ]

 

[Qu'est ce j'vais faire ?...]

... J'sais pas quoi faire !...

Toujours ces envies d'ailleurs, repartir, refaire, autrement, forcément... Se rêver une autre vie, une autre personne, un autre espace. Un autre passé, d'autres choix... Et si ?...

Seulement quand on a les deux pieds dans la vie, deux enfants, des factures et une obligation de revenus, le choix tout à coup se restreint, forcément.

Alors faire quoi ? Attendre que le "clic" de l'éjection de mon strapontin s'enclenche et accepter d'avance l'atterrissage forcé dans des contrées hostiles ? Provoquer les choses ? Me planquer en espérant être tellement transparente que l'on ne s'apercevra même plus de ma présence (je suis en bonne voie) ? Partir mais où ? pour faire quoi ??

Quand vos compétences ne sont plus en corrélation avec les objectifs de la boîte, quand on sait depuis longtemps déjà que l'on a pas sa place ici, mais qu'il n'y a nulle part de place où être utile et travailler pour quelquechose ; que faire ??

Je pourrais partir un an en congé sabbatique, en congé création d'entreprise, ou même, pourquoi pas, faire comme ma collègue : partir 8 mois en stage de formation pour écrire des scripts. Tout est bon pour la boîte pourvu que l'on réduise les effectifs, pourvu que les gens partent, et comme ils ne peuvent pas virer... On est "encouragé". Seulement je n'ai pas les talents pour créer ma boite, ni les fonds ; je n'ai pas les moyens de me passer de revenus non plus. Et aller me vendre pour un poste qui ne m'intéresse pas me fait gerber d'avance.

 Les envies sont là,
Il n'y a que l'impossibilité de les accomplir qui manque.

Je vais attendre le "clic" finalement... quoi faire d'autre ? Après tout, s'ils veulent me dégager qu'ils me poussent dehors,  mais que personne ne vienne plus *jamais* me parler de "motivation", parce que je sens que j'aurais du mal à me retenir de frapper.

 

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