« [@Tm] | Page d'accueil | [Whouaaaaaarrrggg] »

28 février 2006

[Comme d'habitude]

 

 

Posez la question autour de vous... "C'est quoi votre rêve" et il y a mettons... 80 % de chances qu'on vous réponde "avoir une maison, un jardin, des enfants, un chien" (+ 1 poisson rouge/tortue/lapin/chat selon les personnes). C'est comme une icône mondialement reconnue : l'archétype du bonheur c'est :

La vie à deux / les enfants / la maison / le jardin (ce qui sous-entend : une bonne situation, beaucoup d'argent et le confort + le statut social ; le tout entouré de reconnaissance générale de la Société >> j'ai donc j'existe aux yeux de tous). Comme si, posséder des biens matériels étaient le trait d'union obligatoire du couple. Comme si s'installer à deux dans une espèce de photo figée était la manifestation du Bonheur (avec un grand B)

Ben moi ce n'est pas ça mon rêve ! Moi mon rêve ce n'est pas de posséder, ou de m'installer, ou de m'ancrer (ni seule, ni à deux, ni avec enfants, et surtout pas avec youki). Non, ça j'ai testé et cela ne m'a pas réussi... Moi mon rêve est beaucoup plus dans des instants vécus que dans des icônes reluisantes...Je n'ai pas envie de m'enraciner, de m'enfermer dans un château, quel qu'il soit. Je n'ai pas envie de me retrouver prisonnière de biens matériels qui enlèvent le peu de liberté qu'il me reste. Je n'ai pas envie de posséder autre chose que des bons moments, passés ou à venir, avec de vraies personnes, bien réelles et vivantes. Et pour cela, aucun besoin d'autre chose que d'un toit sur la tête, peu importe qu'il m'appartienne ou non ! l'important pour moi n'est pas dans l'extérieur mais dans l'intérieur. Les signes extérieurs de richesses ont toujours eu sur moi un effet repoussoir.

Vivre à deux, s'enraciner, s'installer, se lier aux yeux de la Société par des biais fianciers, comme pour prouver aux yeux du monde que la réussite est évidente, que le couple est parfait, provoque chez moi une terrible angoisse. J'ai payé le prix fort pour conquérir ma liberté et je suis incapable désormais de la sacrifier.

Je fais, à nouveau, ce choix de la liberté,
Encore une fois, j'en paie le prix fort...
Mais à mes yeux rien n'a plus de valeur que celle-ci...

 

10:28 Publié dans Le PaTiO | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Blog

Commentaires

très beau texte...
Oui, faire le choix de la liberté inconditionnée...
Il y a une différence cependant entre "vivre en relation" avec un objet, un arbre, une plante, une personne, etc... et "être attaché" à...
Dans le premier cas, on est libre, chaque moment est suivi d'un autre, dans le second cas, on est prisonnier...
Il est tout à fait possible de vivre dans une maison avec famillle, etc... sans vivre prisonnier de cela.
De plus, croire que quelque chose nous appartient est véritablement un leurre.
Même si j'acquiers un objet, une plante, un animal, ..., c'est une illusion de croire que celui ci m'appartient. Chaque chose s'appartient à elle même !
L'égo veut juste se rassurer en créant des liens d'appartenance, que ce soit à coup de billets ou de sentiments ! ILLUSION !
Fondamentalement, il n'y a pas de séparation, tout est UN, donc aucune nécessité de créer de l'attachement.
celine

Ecrit par : celine | 28 février 2006

Bonjour Céline.
Tu as raison dans ton analyse, cependant j'ajouterais que lorsqu'attachement rime avec possession commune de biens matériels, la liberté aussitôt se réduit. Il est en effet beaucoup plus difficile d'envisager une séparation quand interfère la notion de "bien commun". Cela vient, qu'on le veuille ou non, peser dans la relation et crée (malgré soi) un poids supplémentaire pour dire qu'il "faut" rester ensemble (sous entendu parce qu'il est impossible de s'en sortir financièrement si l'on vend). Après, effectivement, rien n'est impossible, mais je connais trop de couples qui restent ensemble pour ce genre de (mauvaises) raisons là. Et je trouve ça vraiment flippant.

Ecrit par : ginto | 28 février 2006

Ecrire un commentaire